|
|
La Psychanalyse
française
|
La
psychanalyse -- Les écoles -- Françaises
a
psychanalyse s'est développée en France avec un certain retard
et par des voies inhabituelles. Si René
Laforgue et Angelo
Hesnard ont été les grands initiateurs du mouvement, Freud,
qui s'en méfiait, non sans raison, s'est surtout appuyé sur
Marie Bonaparte
et Eugénie Sokolnika.
L'entrée de la psychanalyse en sol
français s'est principalement effectuée du côté des arts avec
la montée du surréalisme et les uvres d'auteurs tels André
Gide et Paul Bourget, ce qui eut pour effet de mettre la psychanalyse
à la mode sur la base de connaissances souvent très superficielles.
Dans les milieux psychiatriques, Edouard
Pichon a joué un rôle important dans l'introduction de la
psychanalyse en institution, principalement à Sainte-Anne.
La psychanalyse s'est heurtée en France à des
obstacles particulièrement difficiles à surmonter. À l'antisémitisme et au poids de
l'église catholique, il faut ajouter les complications issues d'un milieu médical
particulièrement chauvin au sein duquel les grands patrons avaient un véritable statut
de vedette. Ajoutons au tableau que les premières uvres à avoir été diffusées
en France provenaient du groupe jungien déjà plus séduisantes pour un pays confit de
catholicisme.
Rudolf
Lowenstein, avant de quitter en raison de la guerre et d'aller
participer à la fondation de la Psychologie
du Moi, a marqué la psychanalyse française en étant l'analyste
de plusieurs de ceux qui, par la suite, présideront aux destinées
des divers groupes.
L'histoire de la psychanalyse en
France a été profondément marquée par des ruptures souvent fracassantes et par de
virulentes polémiques. Si chacune de ces ruptures comporte des aspects idéologiques,
nous retrouvons à chaque fois des enjeux institutionnels et organisationnels majeurs,
concernant le plus souvent la formation des candidats.

La
première grande rupture a eu lieu en 1953 et opposait trois
analysants de Lowenstein. Sacha
Nacht, qui prônait une sorte d'autocratisme médical à l'américaine,
se trouvait opposé à l'universitaire Daniel
Lagache, qui favorisait une sorte de libéralisme à l'anglaise,
et à Jacques Lacan qui déjà
avait des vues et des pratiques assez personnelles quant à la
formation des analystes.
La victoire de Nacht au sein de la
Société Psychanalytique de Paris entraînera
la fondation par Lagache et Lacan, suivis par plusieurs membres
de la jeune génération, de la Société Française de Psychanalyse
qui n'aura qu'une existence éphémère d'une dizaine d'année,
marquée surtout par des efforts continus pour obtenir une reconnaissance
officielle par l'International Psycho-Analytic Association,
démarches compliquées par les pratiques cliniques peu rigoureuses
de Jacques Lacan.
La SFP s'est effondrée
en 1964 sous le poids de la contestation menée par Lagache,
Laplanche,
Anzieu et plusieurs
autres contre le lacanisme naissant. Deux groupes se formeront
des cendres de la SFP: l'Association Psychanalytique
de France, qui obtiendra rapidement une reconnaissance officielle,
et l'École Freudienne de Paris,
cette dernière sous l'entière autorité de Lacan.
En marge de ces trois
groupes (S.P.P, A.P.F., École freudienne), divers regroupements
se créeront, dont le IVe Groupe:
l'Organisation Psychanalytique de Langue Française (O.P.L.F.).
Les grandes écoles
Page d'accueil
Carte du
site
|