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La
psychanalyse -- Les écoles -- Américaines
-- Psychologie du Moi
'uvre
qui constitue le pivot des écoles américaines est celle de Heinz
Hartmann, fondateur de l'école dite de "Ego Psychology".
Avec Ernst Kris
et Rudolf Lowenstein,
Hartmann a élaboré une uvre importante mais souvent considérée
comme une dissolution de la psychanalyse "pure". Ses
travaux constituent probablement la tentative la plus poussée
de faire de la psychanalyse une psychologie globale de la personnalité.
L'élection de l'adaptation comme principe central de la théorie
donne à penser que la psychanalyse se retrouve du côté du pouvoir,
de l'ordre établi, bref du maintien de la structure sociale.
L'accent mis, aussi, sur la genèse de
l'individu, et ce d'un point de vue très réel, sous la forme d'une chronologie externe
et normative, l'élaboration du concept de sphère non-conflictuelle du moi, voilà autant
de points qui seront vertement critiqués par ses opposants. L'accent mis sur le moi et
ses fonctions favorisera une approche de la vie psychique avec une vision de
l'extérieur.
Anna
Freud, sans être officiellement associée à la Psychologie
du Moi, constitue un exemple d'une clinicienne qui, tout en
ne rejetant rien de la psychanalyse orthodoxe, se centre sur
les forces du moi, les lignes de développement, et propose une
clinique à visées adaptatives où l'analyste utilise des stratégies
thérapeutiques pour contourner les résistances et les démons
de l'inconscient. Ses travaux ont trouvé des échos entre autre
dans le domaine de l'éducation où ses théories, plus proche
du vécu réel des enfants sont très utiles.
Au sein de la Psychologie du Moi,
une autre démarche mérite d'être donnée en exemple: celle de
Margaret Mahler.
Ses travaux sur la séparation-individuation ont été élaborés
non pas à partir d'un matériel clinique mais grâce à un appareillage
sophistiqué installé dans une garderie où le comportement des
enfants était coté sur des grilles d'analyse rigoureuses. Cette
démarche scientifique, au sens strict du terme, si elle comporte
plusieurs avantages, a l'inconvénient de nous renseigner surtout
d'un point de vue extérieur, laissant dans l'ombre les processus
psychiques.
D'autres auteurs, tels
Edith Jacobson
et Otto F. Kernberg,
même s'ils se rattachent à l'école de la Psychologie du Moi,
auront des vues admises par l'ensemble du mouvement psychanalytique.
Leur particularité sera tout de même de faire du moi le centre
de leur théorie et de tout concevoir comme des fonctions du
moi ( les relations d'objet, par exemple). Kernberg, qui s'alimente
parfois aux travaux de Melanie
Klein, en les passant au filtre de la Psychologie du Moi,
a produit de nombreux textes qui font autorité en ce qui concerne
les états limites.
Bien que
la Psychologie du Moi ait perdu depuis déjà longtemps son statut
de principale école de pensée américaine au profit des approches
interpersonnelles, elle n'en continue pas moins à servir
de cadre de référence à de nombreux auteurs produisant des uvres
originales et créatives. Il serait trop long d'énumérer tous
ces auteurs mais mentionnons tout de même les travaux de Paul
Gray dont la publication en 1994 de The Ego and Analysis
of Defense prouve bien la vivacité de ce groupe. Mentionnons
aussi les uvres de Phillis Greenacre, Helene
Deutsch, Grete Bibring, Kurt Eissler, Ralph
Greenson, Joseph Sandler, Fred Pine et Anni Bergmann.
Les écoles américaines
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